A l’instar de Dengue Fever, ce combo consacre son premier opus à l’âge d’or de la pop cambodgienne de la fin des années 60, en revisitant des tubes dePan ron etRos Sereysothea à la faveur d’une énergie rock psyché. Comme leurs aînés californiens, le groupe est composé d’une chanteuse khmer à la voix acidulée, Srey Thy, et de musiciens pour la plupart occidentaux, en l’occurrence australiens et français. Mais à la différence des premiers, The Cambodian Space Project est né et évolue au Cambodge, depuis sa base de Phnom Penh jusqu’aux scènes les plus reculées du territoire, offrant au pays l’un de ses premiers vrais groupes depuis la fin du régime khmer rouge. Une aventure d’autant plus séduisante qu’elle carbure à l’humour, à l’image du titre Have Visa, no Have Rice.